International Fund raising Congenital Adrenal Hyperplasia

IFCAH

L'association Surrénales est partenaire de l'IFCAH (International Fund raising Congenital Adrenal Hyperplasia) qui est un fonds de dotation créé en 2010 ayant pour but d’apporter un soutien de grande ampleur à toutes les recherches susceptibles d'améliorer la qualité de vie des patients.

Sa vocation est d'encourager toutes les recherches au niveau international, qui permettront d'améliorer les traitements des personnes concernées par l'hyperplasie congénitale des surrénales.

Les projets soutenus en 2015

Suite à son appel d’offres, l’IFCAH a reçu 16 lettres d’intention, dont 6 ont été pré-sélectionnées par le Conseil Scientifique, qui a ensuite procédé à la sélection finale sur la base d'une évaluation de chaque dossier complet par deux experts internationaux et l'audition des candidats.

Projet 1 : Mise au point d’un traitement pour réduire la production d’androgènes chez les malades atteints d’Hyperplasie Congénitale des Surrénales:

Malgré le traitement substitutif par l’hydrocortisone, l’hyperproduction d’androgènes, liée à la sécrétion accrue d’ACTH chez les malades atteints d’Hyperplasie Congénitale des Surrénales, entraine un risque de retentissement sur la croissance et la fertilité. L’objectif du projet du Professeur Flück est de mettre au point une molécule bloquant l’accès de l’ACTH à son récepteur surrénalien.

Investigateur : Professeur C. Flück de l’Université de Berne en Suisse. Financement accordé 130.000 euros

Projet 2 : Vers un nouveau traitement d’urgence de l’Insuffisance Surrénale Aigüe

Le traitement actuel de la crise d'insuffisance surrénalienne aigüe consiste à injecter par voie intramusculaire de l'hydrocortisone, ce qui n'est pas un geste anodin pour les parents d'enfants malades ou les malades eux-mêmes en état de stress. Or, la rapidité d’intervention est ce qui permet d'éviter la survenue de la crise aigüe avec son risque vital. Le projet du Professeur Ross vise à développer un dispositif d’urgence plus facile d’utilisation pour la gestion de ces crises.

Investigateur : Professeur R. Ross de l’Université de Sheffield en Angleterre. Financement accordé : 60.000 euros

Projet 3 : La corticostérone : une alternative au cortisol dans le traitement de l’hyperplasie congénitale des surrénales ?

Un risque non négligeable d’effets secondaires (hypertension artérielle, résistance à l’insuline, excès pondéral) est associé aux doses élevées de cortisol qui doivent être utilisées pour bloquer la production d’androgènes. Une alternative thérapeutique  intéressante pourrait être l’utilisation de la corticostérone à la place du cortisol. En effet, bien qu’aussi efficace sur la suppression des androgènes, ce nouveau traitement pourrait être exempt des effets délétères sur le cœur et le métabolisme. C’est l’hypothèse que se propose de tester le Dr Stimson, pour une meilleure prise en charge de la maladie.

Investigateur: Docteur  R. Stimson de l’Université d’Edimbourg, UK. Financement accordé 60.000 euros

Projet 4: La thérapie génique pour les cas les plus sévères d’hyperplasie congénitale des surrénales

Chez les filles atteintes d’hyperplasie congénitale des surrénales, la production excessive d’androgènes tout au long de la vie embryonnaire et fœtale est responsable d’une masculinisation des organes génitaux externes a la naissance. Malgré la chirurgie correctrice, et en raison de la possible persistance d'une hyperandrogénie en dépit du traitement médical, on observe souvent chez les jeunes filles les plus affectées à la naissance, une restriction importante de la vie sexuelle. Ceci justifie que l’on puisse envisager, pour ces cas les plus sévères, une thérapie génique dans la petite enfance. Le projet propose la mise au point d’une thérapie génique de l’HCS,  dans un modèle animal reproduisant la maladie. Ce projet est financé depuis 2014 en partenariat avec l’Association Française contre la Myopathie. En raison des premiers résultats encourageants, une subvention supplémentaire a été accordée en 2015.

Investigateurs: M. Perdomini et P.Bougnères, Le Kremlin Bicêtre, France. Financement accordé en partenariat avec l’AFM: 100.000€

Les projets soutenus en 2014

Suite à son appel d'offres, l'IFCAH a reçu 21 dossiers de la part de chercheurs travaillant dans 11 pays d’Europe (France, Angleterre, Allemagne, Suisse, Pays Bas, Italie, Norvège, Suède, Arménie, République Tchèque, Chypre). Le comité scientifique a sélectionné deux projets. L’un est financé directement par l’IFCAH et l’autre par l’AFM (association contre les myopathies) dans le cadre de son partenariat avec l’IFCAH, pour le financement des approches de thérapies géniques et cellulaires de l’hyperplasie congénitale des surrénales (HCS).

Projet 1: Traitement prénatal de l'HCS : recherche d’effets à long terme sur le génome, le métabolisme et les fonctions cognitives.

Un traitement préventif des malformations génitales chez les petites filles atteintes d’hyperplasie congénitale des surrénales a été proposé depuis le milieu des années 1980. Il consiste en l’administration de dexaméthasone chez la mère, depuis le début et jusqu’au terme de sa grossesse. Toutefois la possibilité d’un effet à long terme de ce traitement n’est pas entièrement exclu.  Ce projet vise donc à rechercher des effets secondaires potentiels chez la femme enceinte, le fœtus, et l'enfant au cours de sa croissance jusqu'à l'âge adulte. L’IFCAH finance ce projet depuis 2012. En raison de son importance, l’IFCAH a décidé d’apporter un soutien supplémentaire de deux ans. Ceci doit permettre de compléter les analyses en cours sur le fonctionnement cérébral des enfants traités, grâce aux approches très nouvelles d’IRM fonctionnelle.

Investigateur: Dr Svetlana Lajic, Stockholm, Suède. Financement accordé : 95 000 €

Projet 2: Vers un traitement de l’hyperplasie congénitale des surrénales par thérapie génique

Chez les filles atteintes d’hyperplasie congénitale des surrénales, la production excessive d’androgènes tout au long de la vie embryonnaire et fœtale est responsable d’une masculinisation des organes génitaux externes. Malgré la chirurgie correctrice, des restrictions importantes de la vie sexuelle à l’âge adulte sont souvent observées, qui justifient que l’on puisse envisager, pour les cas les plus sévères, l’indication d’une thérapie génique dans la petite enfance. Le projet propose la mise au point d’une thérapie génique de l’HCS,  dans un modèle de souris reproduisant la maladie. Une telle approche pourrait permettre de corriger les troubles hormonaux et de supprimer l’hyperandrogénie.

Investigateurs M  Perdomini et P Bougnères, Le Kremlin_Bicêtre, France. Financement accordé en partenariat avec l’AFM :76.500€

Les projets soutenus en 2013

Suite à son appel d'offres, l'IFCAH a reçu 25 demandes de subvention de la part de chercheurs travaillant dans 11 pays différents d’Europe (France, Angleterre, Allemagne, Pays Bas, Italie, Belgique, Suède, Danemark, Roumanie, Chypre, Russie).

Le comité scientifique a décidé de retenir cinq d’entre eux dont trois sont financés directement par l’IFCAH et deux par l‘AFM (Association Française contre les Myopathies) dans le cadre du partenariat entre l’IFCAH et l’AFM pour le soutien aux approches de thérapie génique et cellulaires de l’hyperplasie congénitale des surrénales (HCS).

Projet 1: Mécanismes impliqués dans la prolifération des inclusions surrénaliennes intra-testiculaires 

Chez un grand nombre de patients atteints d’HCS, on observe la présence de tissus surrénaliens intra-testiculaires. Lorsque leur prolifération est trop importante, ils peuvent former des pseudo-tumeurs, et entrainer des troubles de la fertilité. Ces tissus surrénaliens ectopiques ont été détectés dès la période fœtale, mais les mécanismes qui favorisent leur prolifération ultérieure, au détriment des gonades, sont mal connus.

Le but de ce projet est de caractériser les cellules à l’origine de ces pseudo-tumeurs et d’identifier les molécules responsables de leur développement. Les résultats de cette étude pourraient être sources de nouvelles pistes thérapeutiques afin de préserver la fertilité chez les patients.

Investigateur : Dr A. Swain, Londres, Royaume Uni. Financement : 115 000 €

Projet 2: Evaluation du risque cardiovasculaire chez les sujets de plus de 40 ans atteints d’HCS

Des travaux récents suggèrent que des complications tardives de nature cardio vasculaire, osseuse ou métabolique, pourraient survenir chez les patients atteints d’HCS. Il n’y a toutefois aucune étude systématique analysant ce risque chez les sujets de plus de 40 ans. Ces complications ont souvent été attribuées à un défaut d’ajustement thérapeutique, mais le trouble endocrinien en tant que tel, pourrait également jouer un rôle. Ce projet est ciblé sur l’analyse du risque cardio vasculaire chez 70 patients atteints d’HCS et âgés de plus de 40 ans. Une corrélation sera recherchée avec l’équilibre du traitement, la sévérité de la maladie, et les caractéristiques génétiques du défaut enzymatique.  Les résultats attendus devraient apporter une aide dans le suivi des patients afin de prévenir, si possible, ces complications de la maladie.

Investigateur : Dr N. Reisch, Munnich, Allemagne. Financement: 85.000 €

Projet 3: Développement d’un diagnostic précoce et non invasif de l’HCS

La virilisation des organes génitaux externes pendant la vie fœtale, chez les petites filles atteintes d’HCS, est une complication majeure qui peut être prévenue par l’administration de dexaméthasone chez les mères avant la 9ème semaine de grossesse.  Toutefois, un effet de ce traitement sur le développement cognitif des enfants n’est pas exclu. Ce risque potentiel ne devrait donc être pris que dans un cas sur huit, soit seulement chez les mères porteuses d’un fœtus féminin et atteint par la maladie.

L’analyse de l’ADN fœtal,  présent en faibles quantités dans la circulation sanguine de la mère, permet de déterminer le sexe du bébé à partir de la 6ème ou 7ème semaine de grossesse. Mais le diagnostic prénatal de la maladie ne peut encore se faire qu’à partir de tissus fœtaux, prélevés après la 11ème semaine de grossesse. Le diagnostic est alors trop tardif, puisque le traitement préventif doit être initié antérieurement et de plus le prélèvement est associé à un risque  d’avortement.

Ce projet propose donc la mise au point d’un nouveau test génétique à partir de l’ADN fœtal présent dans la circulation maternelle, afin d’identifier très tôt les fœtus atteints et les mères auxquelles un traitement par la dexamethasone peut être proposé. 

Investigateur : Dr L. Chitty, Londres, Royaume uni.  Financement 50 000 €.

Projet 4: Thérapie cellulaire de l’hyperplasie congénitale des surrénales via un dispositif implantable

Le traitement de l’HCS par les glucocorticoïdes, ne permet pas de contrôler parfaitement tous les symptômes de la maladie et est souvent grevé d’effets secondaires en lien avec un surdosage. L’idéal serait donc de pouvoir remplacer chez les patients, le tissu surrénalien déficient par du tissu sain. Cette approche est actuellement testée chez la souris via un dispositif implantable en sous cutané. Celui-ci contient des cellules surrénaliennes normales d’origine bovine, qui synthétisent du cortisol en réponse aux stimulations hypophysaires de l’hôte, tout en étant isolées de ses cellules immunitaires, ce qui prévient le risque de rejet. Si des résultats positifs sont obtenus, on peut espérer qu’ils soient rapidement applicables chez l’homme.

Investigateur : Dr S. Bornstein,  Munnich, Allemagne. Financement : 76 462 €

Projet 5: Approche combinée de thérapie génétique et cellulaire de l’HCS

Ce projet est basé sur la transplantation de cellules surrénales du patient, dont la fonction enzymatique déficiente aura été corrigée in vitro. Il a été initié en 2011,  en utilisant un modèle de souris.  Des premiers résultats encourageants ont été obtenus, mais des analyses complémentaires doivent être faites afin d’optimiser cette approche thérapeutique avant de pouvoir envisager  une future application chez l’homme.  

Investigateur : Dr M Thomas, Grenoble, France. Financement: 23 538 €

 Les projets soutenus en 2012

 En 2012, suite à son appel d'offres, l'IFCAH a reçu 10 demandes de subvention de chercheurs travaillant en France, en Angleterre, en Allemagne, aux Pays Bas et en Italie. Chaque projet a été évalué par deux experts internationaux et le comité scientifique a décidé de retenir 3 projets auxquels il a accordé un financement.

 Projet 1: Vers un nouveau traitement de l’hyperplasie congénitale des surrénales 

 Le traitement substitutif de l'hyperplasie congénitale des surrénales (HCS) permet la survie des patients atteints par la maladie, mais les difficultés pour maintenir l’équilibre hormonal peuvent être source de complications pendant l’enfance et l’âge adulte. Sachant que dans cette maladie, les mutations affectent le plus souvent la stabilité de l’enzyme responsable de la synthèse du cortisol, le Dr Krone a ciblé une nouvelle approche thérapeutique sur cette anomalie. Son but est de découvrir une molécule qui serait capable de stabiliser l’enzyme et de permettre ainsi une synthèse du cortisol. Pour trouver une telle molécule-médicament, il utilisera le modèle du poisson zèbre afin de cribler très rapidement, et avec des outils génétiques, une chimiothèque. Cette approche devrait permettre d'isoler parmi des milliers de molécules, celle qui aura la propriété de stabiliser l’enzyme déficiente chez les patients atteints d’HCS. 

 Ce projet du Dr N.Krone, Birmingham, Royaume Uni, a reçu un financement de 100.000 €

Projet 2: Troubles de la fertilité masculine liés à la présence de tissu surrénalien intra-testiculaire.

 Chez un grand nombre de patients atteints d’HCS, on observe la présence de tissus surrénaliens intra-testiculaires. Lorsque la prolifération de ces tissus est importante, ils peuvent former des pseudo-tumeurs, susceptibles d’entrainer des troubles de la fertilité. Avec une analyse rétrospective chez les patients porteurs de telles tumeurs et d’études au laboratoire sur des cellules en culture, le Dr Claahsen étudiera l’origine de ces pseudo-tumeurs, afin de pouvoir mieux les prévenir.

 Ce projet du Dr H.Claahsen, Nijmegen, Pays Bas, a reçu un financement de 80.000 €

Projet 3: Conséquences à long terme du traitement prénatal de l’hyperplasie congénitale des surrénales

Le traitement anténatal par la dexamethasone permet d’éviter la virilisation des organes génitaux externes des petites filles atteintes d’HCS. Afin d’être pleinement efficace, il doit être administré dans les premières semaines de la grossesse, à un moment ou ni le sexe du bébé, ni sa possible atteinte par la maladie ne sont connus. Si ce traitement apparait indiscutablement efficace pour prévenir les malformations génitales, il n’en reste pas moins que dans 7 cas sur 8, son administration est inutile, l’enfant étant soit un garçon, soit une fille non atteinte par l’HCS. Par ailleurs, l’impact de ce traitement sur les organes en formation n’est pas connu. Le projet du Dr Lajic est d’analyser ses effets potentiels à long terme sur l’activité des gènes en général, et sur le fonctionnement de différents organes comme le cerveau ou le pancréas. Les résultats de cette étude devraient permettre de fournir des arguments sur la balance bénéfices-risques de ce traitement.

 Ce projet du Dr S.Lajic, Stockholm, Suède, a reçu un financement de 70 000 €.

 Les projets soutenus en 2011

En 2011, L'IFCAH a reçu 7 projets en réponse à son appel d'offres dont 5 projets français, 1 présenté par un chercheur travaillant en Allemagne et 1 par un chercheur travaillant aux Pays Bas. Chaque projet a été évalué par 2 experts internationaux et le comité scientifique a décidé de retenir 3 demandes de financement.

Projet 1: La thérapie génique :un challenge dans le traitement de l’hyperplasie congénitale des surrénales

L’objectif est la mise au point d’une thérapie génique destinée à accroitre la sécrétion de glucocorticoides et de minéralocorticoides avec une réduction parallèle des androgènes surrénaliens. Cette approche testée chez la souris, pourrait être envisagée pour traiter les petites filles très marquées par une virilisation à la naissance.
L’IFCAH finance un post doctorant pendant deux ans.

Ce projet du Dr C. Sevin, Hôpital du Kremlin Bicêtre, France a reçu un financement de 100.000 €

Projet 2: Une approche combinée de thérapie génétique et cellulaire pour le traitement de l’insuffisance en activité 21 OH-lase

Les chercheurs proposent une approche basée sur la transplantation de cellules surrénales du patient, dont la fonction enzymatique déficiente aura été corrigée in vitro. La faisabilité de cette approche est étudiée en utilisant un modèle de souris.
L’IFCAH finance un ingénieur pendant deux ans.

Ce projet du Dr M. Thomas, CEA Grenoble, a reçu un financement de 100.000 €

Projet 3: Altérations métaboliques précoces et risque cardiovasculaire chez les patients atteints de déficit en 21 OHlase. Réversibilité avec des conseils hygiéno diététiques ?

L’objectif est de caractériser les anomalies métaboliques précoces chez des enfants ou des adolescents atteints d’un déficit en 21 hydroxylase classique et de tester si ces anomalies peuvent être réversibles par une intervention sur le mode de vie.
L’IFCAH finance les dosages biologqiues qui seront réalisés ainsi que les consultations avec les psychologues et diéticiennes.

C e projet du Dr A. Zimmermann, Université de Mayence, Allemagne, a reçu un financement 50.000 €

 

Plus d'informations sur : www.ifcah.com

Mis à jour : mercredi 4 mai 2016 17:28