Le 26 janvier 2026, l’association Surrénales et son Conseil Scientifique ont écrit à Pfizer pour demander la reconsidération de la non-commercialisation en France du Solu-Cortef Act-O-Vial. La HAS et l’ANSM ont été mises en copie.
Un geste d’urgence, souvent réalisé par un proche
En cas d’insuffisance surrénale aiguë, la rapidité et la simplicité de l’injection d’hydrocortisone conditionnent directement le pronostic.
Cette injection est fréquemment réalisée par le patient lui-même ou par un proche qui n’est pas soignant, très souvent les parents d’un jeune enfant. Et elle intervient dans un contexte difficile : faiblesse extrême, troubles digestifs sévères, parfois altération de la conscience.
Six étapes avant de pouvoir injecter
Les solutions disponibles en France imposent une reconstitution manuelle : casser l’ampoule de solvant, le prélever avec une aiguille de mélange, l’injecter dans le flacon de poudre après décapsulage et désinfection, agiter jusqu’à dissolution complète, aspirer la solution, changer d’aiguille.
Dans les conditions réelles d’une urgence, cette manipulation est souvent difficile, voire impossible. Elle expose à un retard de prise en charge et à des complications évitables.
Le dispositif Act-O-Vial dispose à l’inverse d’un système de reconstitution intégré, permettant une préparation immédiate et une injection rapide.
Un dispositif disponible ailleurs en Europe
Le Solu-Cortef Act-O-Vial est commercialisé dans plusieurs pays européens dont les systèmes de santé sont comparables au nôtre. Son absence prive les patients français d’un dispositif d’urgence simple, sécurisé et éprouvé.
La demande adressée à Pfizer
L’association sollicite une reconsidération de la décision de non-commercialisation et, le cas échéant, l’examen de solutions d’accès encadrées avec les autorités de santé françaises. Elle s’est déclarée disponible pour échanger avec le laboratoire et les autorités concernées.